En mettant l'art vivant en rapport direct avec le film, le spectateur assiste à la représentation magnifiée de l’espace psychique intérieur du personnage. Il devient témoin de l'image filmée comme symbole subconscient du personnage de la scène. Cette proposition esthétique amène le public à voyager librement entre les deux points de vue, passant du réel à l'imagé.

 

Les collages dépeignent un monde intimiste, viscéral et romantique où le fantasme de la sexualité féminine et l'innocence perdue de l'enfance se juxtaposent sur une toile érotique et ludique. Avec les collages nous entrons dans l'univers psychique inconscient de Lulu comme nous entrons dans un rêve. « Quand j'utilise des objets, je les vois comme un vocabulaire des sentiments. Mon travail explore intuitivement les différentes étapes de la conscience féminine. J'invite le spectateur à explorer l’innocence de l'enfance et la sensualité des fantasmes d’adultes. J'espère créer un portrait romantique et ludique de l'identité féminine comme une possibilité d'entrer dans les rêves: les miens ou ceux des autres, comme quand un enfant joue à s’habiller.... plein des désirs de beauté et de mystère. » 

India Evans (créatrice des collages)

 

La musique - Compositions originales d'Amaury Groc, interprétées au violoncelle. Le style musical se veut une fusion entre musique classique et musique ambiante. Il est dit du violoncelle qu'il est l'instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine. En raison de ses qualités vibratoires presqu'humaines, le violoncelle transmet l'expression profonde de la voix intérieure, l'âme du moment dramatique. La musique communique sentiments et sensations au spectateur. Elle fait vivre une expérience affective qui précède l'univers verbal. C'est le langage de l'émotion pure. La violoncelliste prend une place déterminante : elle va, au même titre que l'acteur, être totalement intégrée dans la scénographie picturale.

 

Le travail de  mise en scène, qui opère dans une logique de déconstruction, allie le mouvement de la scène à la juxtaposition d’œuvres d’art animées nous entraînant ainsi dans une impression d'onirisme éveillé, née de la fusion esthétique: surface/profondeur - toile de film/espace scénique.